Un amour passé by MaggyMae
Summary: Zweisprachige Geschichte über eine junge Frau die ihre eigene Familie kennenlernen muss und sich der Liebe eines Mannes hingibt, der 15 Jahre älter ist als sie selbst.
Categories: Richard Armitage, Realfiction Characters: eigener m/w Charakter
Genres: Drama
Warnings: Erotik
Challenges: Keine
Series: Keine
Chapters: 1 Completed: Nein Word count: 1456 Read: 219 Published: 18 Aug 2014 Updated: 18 Aug 2014

1. Kapitel 1 by MaggyMae

Kapitel 1 by MaggyMae

°1°

Kara se leva avec un sourire aux lèvres. Au fond, elle se levait tous les jours avec un gros sourire, parce qu’elle n’avait pas la moindre raison d’être malheureuse malgré les temps et ses problèmes. La vie avait changé depuis quelques décennies, l’automatisation grâce à la technologie avait provoqué la pauvreté, la pauvreté avait mené au mécontentement et enfin toute cette histoire avait failli détruire le monde tel que nos ancêtres l’avaient connu. Mais rien de tout cela ne concernait vraiment la jeune fille, comme son père, aîné d’un lignage d’hommes d’affaires et de petits nobles l’avait gardée à l’abri de la misère aigue des autres. Elle avait grandi sur le domaine de son père, avec sa petite servante Nini et les bêtes. Jamais elle n’avait connu la faim et la pénurie, parce qu’ils avaient toujours assez à manger et en plus un flot d’argent continu. Parfois elle se demandait d’où cet argent leur parvenait, mais son père n’avait pas l’habitude de répondre à ce genre de question.

En effet son père était un homme silencieux, sévère et posé.  Il avait aimé deux femmes dans sa vie, dont l’une avait été son épouse regrettée et l’autre sa fille bien aimée. Pendant toute sa vie il avait travaillé pour savoir que sa petite chérie serait saine et sauve.

Quand il la voyait maintenant descendre les escaliers, le pas léger et le sourire aux lèvres, il savait avec certitude que la vie et le bonheur de sa fille lui valaient plus que tout sur terre. « Kara, le temps est mauvais. » Sa voix résonnait au creux du grand hall et elle leva la tête en souriant. « J’avais promis aux Durier que je viendrais pour voir la petite fille qu’ils ont eu et j’irai. » Oui, cette lueur rebelle et forte dans les yeux de sa fille le rendait fier. « Rentre rapidement. »

Le vieillard s’assit derrière la grande fenêtre en regardant sa fille s’éloigner, un jeune canard sous le bras. Elle aimait faire des cadeaux et il était tout aussi fier de sa générosité que de son bon sens. Le petit domaine au bord de la mer avait survécu et le travail des gens les nourrissait lui et sa fille et même s’il était maître, il savait qu’il devait tout à ces familles qui travaillaient pour lui. « Cette terre est la tienne princesse, la terre et tout ce qui en vient, mais n’oublie jamais que chaque bête, chaque plante et tous les gens qui s’en occupent tombent sous ta responsabilité. Si un veau meurt, cela pourrait coûter au paysan son propre fils. Ne sois jamais cruelle envers ceux qui te donnent tout parce que tu leur dois tout. » Il se rappelait encore la soirée quand il avait expliqué le monde à sa fille orpheline de sa mère dès à présent. Il se rappelait aussi ses grands yeux sérieux et mornes. Les yeux d’une fille de 5 ans. À cet instant il avait su qu’elle allait le rendre fier, qu’elle allait protéger leur petit bout de paradis et qu’elle s’occuperait de ses vassaux. Il était fatigué et décida de lire un bon livre en attendant que sa fille revienne ou que Nini cuisine.

Peut-être il devrait écrire à son frère qui vivait de l’autre côté de cette mer et lui demander comment il allait. Son frère, tant d’années s’étaient écoulées sans qu’il ait revu ce frère bien aimé et ses deux fils. Des rumeurs flottaient dans les rues comme des fantômes, des rumeurs qui disaient que de l’autre côté de la mer, la guerre avait commencé, qu’on avait commencé à chasser et exécuter des gens. Le vieillard ferma ses yeux et tenta de ne pas y penser, il était trop vieux pour craindre une autre révolte, une autre guerre, il était trop fatigué pour encore se battre et il pria le ciel de bien vouloir épargner sa fille.

Kara cependant se faisait beaucoup de soucis, elle avait une sensation étrange dans la gorge et au fond du cœur, comme une appréhension, comme la certitude que quelque chose de très grave allait se passer. Elle sentait le danger et cette misère dont son père croyait qu’elle ne la connaissait pas, elle sentait tout cela glisser sous l’herbe et siffler dans le vent. Elle pensait avec une ardeur presque enfantine à Nini qu’elle avait laissée à la maison et avec qui elle se serait sentie tellement plus rassurée que toute seule entre la villa et le village.

 

His brother’s never got the letter the old man actually had never written. War came, fast, cruel and accompanied by an icy winter. Even though the two men hadn’t seen each other in years, they died almost at the same time, like brothers should, both too old to fight in a war and both destroyed by exhaustion and sorrow. The much loved and talked about brother was the father of two boys who hadn’t been boys in years. He was as loved by his children as was his brother by his daughter. And while he lay dying, the war raged on tearing at the seams of a perfectly happy country life. The old man was worried about the life of his sons and as his breast seemed to grow narrower by the hour he saw only one way out. “Get me Richard.” He coughed and almost immediately his neighbour and friend entered noiselessly. “Don’t creep around, there is no noise in the world that could stir me up again, you shan’t distress or disturb me now. Listen closely.” He drew his breath in as if air was a hot, sticky liquid and continued, ignoring the flames in his chest. “Get the boys out, go to my brother…he lives…He has a daughter, hide there.” The old man handed his friend a letter with the address written in a bold hand across it. “He’s my only brother. Go to him and ask him, beg him to take you in, to help you, to keep you safe. He’s always been a very rich man, he can…” The words started to get lost in the rapidly advancing mist that overcame the old man’s mind. “Go now. I’ll die fast.” And stern and honest as he had always been, the old man passed away that very night. “John, Charles…” Richard didn’t like the role he was to play in this whole story, but he had loved this old fool and he was not ready to die in war or to let those boys he had known from the very beginning of their life die. Calmly he told them what their father had told him before and without any comment, both disappeared only to come back each with a bag in his hand and a calm expression on his face.

Their way was a long and dangerous one, because the three of them were young, healthy men their army could need. They found a ship that agreed to take them over, a ship full of young people and idealists who fled the war and sought a better place to live in. John fell violently ill during the passage and Charles was afraid he might lose his beloved brother only days after his much adored father. “I promised…stay strong…” Richard whispered as he clasped that long, white hand of the boy. Richard had been only 13 when Charles was born and 15 when John followed. He had helped their father in many ways and when his own mother allowed it, he played with the boys and taught them how to do a lot of stupid things. Now he was 40 years old and still he felt a warm, brotherly love for those young men he had cradled and carried. Memories flashed by, John on his very first horse, Charles practising archery, the two of them eating ripe cherries in the shade. Their eyes, faithful and warm, whenever he came over. He remembered their tiny bodies in their beds, he remembered how flushed and embarrassed he had been when he had dared to kiss their foreheads one dark night in December, when the master was out and he had to watch the boys. “I will.” John opened his eyes, smiling ever so gently and lovely. “Soon.” A sailor’s head appeared and nodded at them.

Charles carried their bags whereas Richard carried John and so they started marching, head downcast and eyes on the ground. “What if she turns us away?” John was still frail and fainted from time to time, but at least he tried walking on his own feet. “If they do, we will die.” Charles smiled grimly and patted his brother on the shoulder. “She won’t.” Richard held on to his hope, teeth gritted, fighting back the fear. “She won’t.” He repeated.

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